Début septembre, KARL a été présenté publiquement pour la première fois, à Ljubljana, devant un parterre de journalistes technologiques venus du monde entier pour le 69e IT Press Tour. Alex Zaharov-Reutt, d'iTWire, y était, et son compte rendu ne se contente pas de reprendre le discours commercial : il pose les bonnes questions, teste les affirmations, et note aussi bien ce qui l'a convaincu que ce qui reste à prouver.

Le point de départ de l'article est la question que KARL cherche à résoudre : peut-on encore expliquer une décision prise sous un état du monde qui n'existe plus ? L'exemple retenu, un accès fournisseur renouvelé sous une évaluation de risque devenue obsolète quelques semaines plus tard, illustre bien le problème que la couche de mémoire de StratoFoundry tente d'adresser.

Ce qui a le plus retenu l'attention du journaliste, c'est l'absence de base de données : le contexte d'un fichier est reconstruit directement depuis le stockage S3, sans cache ni serveur de métadonnées séparé, avec un binaire de 34 Mo et un temps de réponse annoncé d'environ 12 millisecondes quelle que soit la version consultée. La démonstration la plus marquante de la session reste la restauration d'un système de fichiers de 3,7 To et 6 millions de fichiers en environ 3 secondes, que StratoFoundry préfère appeler 're-ancrage temporel' plutôt que sauvegarde ou snapshot.

L'article ne s'arrête pas à la démonstration : il rappelle aussi que la tarification de KARL Core reste à définir, et que plusieurs briques du portefeuille présenté restent des démonstrations ou des prototypes. Cette honnêteté sur les limites, autant que sur les promesses, est précisément ce qui rend le compte rendu utile.

Which perimeter's history would you regret not having in 12 months? Answer that honestly, and you'll know whether a temporal memory layer is a product category or just a very good slide.







